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CONTES & HISTOIRES

Le chèque en blanc

Pierre, coach et thérapeute, a pour ami – et client – Serge, un jeune cadre dynamique qui se plaint sans arrêt du manque d’argent.

Il n’a pas assez de succès auprès des femmes?
C’est parce qu’il ne peut pas les épater et les couvrir de cadeaux.

Il lui arrive d’être déprimé? C’est parce que sa banque le relance pour un découvert.

Il veut se mettre à son compte mais n’y arrive pas? c’est parce qu’il n’a pas le capital de départ.

“Ah, si j’étais né riche… Si je gagnais au loto!”

Pierre n’arrive pas à faire sortir cette idée obsédante de la tête de Serge.

Un jour, lui vient une idée:

Il lui dit :

“Aujourd’hui, je vais te faire un chèque en blanc: prend ce qu’il te faut pour être heureux et pour pouvoir faire ce qui te tient à coeur”

…et il sort son carnet de chèque, en signe un et le lui donne. Serge, un peu abasourdi, prend le chèque et s’en va…

5-6 jours passent et Pierre surveille son compte… un peu anxieux tout de même du débit qu’il va peut-être constater. Il se demande surtout s’il n’a pas fâché Serge.

Mais rien… pas de nouvelles, ni de Serge ni du chèque .

Pourtant, 2 semaines après, Serge revient et lui dit:

“Voilà, j’ai pris… un euro! J’ai mis des jours à réfléchir au montant qui me rendrait heureux. Et, brusquement, j’ai réalisé que je mettais sur le dos de l’argent bien des choses qui n’ont rien à voir:

- Mon manque d’audace
- Mon esprit pessimiste
- Mon manque de créativité
- etc.

J’ai mis cet euro dans un cadre, et je veux m’en souvenir comme le déclencheur d’une nouvelle vie. Je vais changer tout cela en moi, et l’argent viendra de lui-même, j’en suis certain.”

La confiance que Pierre avait mis en Serge était plus grande que celle qu’avait Serge en lui-même. Stupéfait de constater cela, Serge commença graduellement, avec l’aide de Pierre, à changer des choses en lui.

Aujourd’hui, il ne parle plus jamais d’argent.

L’argent n’est qu’une monnaie d’échange. C’est une conséquence et non une cause.

A chaque fois que je me rends chez Serge, je regarde la pièce de monnaie, et je pense à mon propre rapport avec l’argent: est-ce que je possède de l’argent ou est-ce que c’est l’argent qui me possède?

Si on apporte peu aux autres, on reçoit peu. Si on apporte beaucoup, on retire beaucoup. Cela peut être sous forme d’argent, d’amour, de reconnaissance, selon nos choix.

Et pour apporter beaucoup aux autres, il faut tout d’abord s’enrichir intérieurement.

Auteur inconnu

Le porteur d’eau et les jarres  

Un porteur d’eau indien avait deux grandes jarres, suspendues   aux 2 extrémités d’une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.L’une des jarres avait un éclat, et, alors que l’autre jarre  conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’à la maison du maître, l’autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.

Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d’eau ne livrait qu’une jarre et demie d’eau à chacun de ses voyages.

Bien sûr, la jarre parfaite était fière d’elle, puisqu’elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.

Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu’elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.

Au bout de 2 ans de ce qu’elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s’adressa au porteur d’eau,  au moment où celui-ci la remplissait à la source.

« Je me sens coupable, et je te prie de m’excuser. »

« Pourquoi ? » demanda le porteur d’eau. « De quoi as-tu honte ? »

« Je n’ai réussi qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts », lui dit la jarre abîmée.

Le porteur d’eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: « Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu’il y a au bord du chemin ».

Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit  du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait  toujours aussi mal parce qu’elle avait encore perdu la moitié  de son eau.

Le porteur d’eau dit à la jarre « T’es-tu rendu compte qu’il n’y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C’est parce que j’ai toujours su que tu perdais de l’eau, et j’en ai tiré parti.

J’ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin.

Pendant 2 ans, j’ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n’aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses. »

Morale de l’histoire : Nous avons tous des éclats, des blessures,  des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées.

Certains d’entre nous sont diminués par la vieillesse, d’autres ne brillent pas par leur intelligence, d’autres trop grands, trop gros ou trop maigres, certains sont chauves, d’autres sont diminués  physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.

Il vaut mieux prendre les autres tels qu’ils sont, et voir ce qu’il  y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout.
Il y a beaucoup de bon en vous !

Ceux qui sont flexibles ont la chance de ne pas pouvoir être déformés. Souvenez-vous d’apprécier tous les gens si différents qui peuplent votre vie ! Sans eux, la vie serait bien triste.

Merci d’apprécier amicalement mes imperfections – et, plus  important pour vous – d’apprendre à aimer les vôtres.

D’autres contes et légendes ?

Merci de me contacter à Reddy@perso-potentiel.com

 

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 La visite de Dieu

Un brahmane très pieux, tous les jours à son réveil, prenait son bain rituel et partait aussitôt vers le temple, son panier d’offrandes à la main.Il allait assister à la prière du matin. De même le midi et le soir, il retournait au temple. Ainsi, trois fois par jour, il rendait un culte à Dieu.
Avec ferveur il priait :  » Seigneur, je viens te rendre visite chez toi, sans que j’aie manqué un seul jour. Matin et soir, je te fais des offrandes. Ne peux-tu pas venir chez moi ?  » Attentif à cette prière quotidienne, Dieu lui répondit enfin :  » Demain, je viendrai. « 
Tout heureux il se met à laver à grande eau sa maison. Il fait tracer devant le seuil des dessins en pâte de riz.  A l’aube, il attache une guirlande de feuilles de manguier à l’entrée de sa maison.
Dans la salle de réception, des plateaux de fruits, de galettes sucrées et de fleurs s’étalent à profusion.
Tout est prêt pour recevoir Dieu. Il se tient debout pour l’accueillir.

L’heure de la prière matinale approche. Un petit garçon qui passe par là aperçoit, par la fenêtre ouverte, les plateaux de galettes.

Il s’approche :  » Grand-père, tu as beaucoup de galettes, là-dedans, ne peux-tu m’en donner une ?  »

Furieux de l’audace du gamin, il réplique :  » Veux-tu filer, moucheron. Comment oses-tu demander ce qui est préparé pour Dieu ?  » Et le petit garçon effrayé s’enfuit.

La cloche du temple a sonné. La prière est terminée.

 » Dieu viendra après le culte de midi, attendons-le.  » Fatigué, il s’assoit sur le banc.

Un mendiant arrive et lui demande l’aumône. Le brahmane le chasse vertement. Puis il lave soigneusement la place souillée par les pieds du mendiant. .. Et midi passe . . . Dieu n’est toujours pas au rendez-vous.

Le soir vient. Tout triste, il attend toujours la visite promise.

Un pèlerin se présente à l’heure de la prière.  » Permettez-moi de me reposer sur le banc et d’y dormir cette nuit ». « Jamais de la vie ! C’est le siège réservé à Dieu !  » La nuit est tombée.

Dieu n’a pas tenu sa promesse, pense-t-il tout triste.

Le lendemain, revenu au temple pour la prière, il renouvelle ses offrandes et fond en larmes :  » Seigneur, tu n’es pas venu chez moi comme tu me l’avais promis ! Pourquoi ?  » Une voix lui dit alors :  » Je suis venu trois fois, et chaque fois tu m’as chassé… ! »

A méditer… Avons-nous toujours, l’idée que Dieu est en chaque personne ?

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L’homme et le cheval

Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un   très beau cheval. Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.« Pour moi ce cheval n’est pas un animal, c’est un ami. Comment   voulez-vous vendre un ami ? » demandait-il.

Un matin, il se rend à l’étable et le cheval n’est plus là.

Tous les villageois lui disent : « On te l’avait bien dit ! Tu aurais mieux fait de le vendre. Maintenant, on te l’a volé… quelle malchance ! »

Le vieil homme répond « Chance, malchance, qui peut le dire ? »

Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec tout une horde de chevaux sauvages. Il s’était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.

« Quelle chance ! » disent les villageois.

Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages. Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l’entraînement.

« Quelle malchance ! » disent ses amis. « Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t’aider ! »

Le vieil homme répond « Chance, malchance, qui peut le dire ? »

Quelques temps plus tard, l’armée du seigneur du pays arrive dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles.

Tous… sauf le fils du vieil homme, qui a sa jambe cassée.

« Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être
se faire tuer… »

Le vieil homme répond « Chance, malchance, qui peut le dire ? »

Le futur nous est livré par fragments. Nous ne savons jamais ce qu’il nous réserve. Mais une expectation positive permanente nous ouvre les portes de la chance, de la créativité, et nous rend plus heureux !

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 Les portes de la sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince  courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès   d’un Vieux Sage.« Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda le Prince.

« Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant   je veux bien te donner quelques indications. Sur ta   route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes   indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin  irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche   pas à t’en détourner, car tu serais condamné à  revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis   t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans   ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis   cette route, droit devant toi. »

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :  

                                      « CHANGE LE MONDE ».« C’était bien là mon intention, pensa le Prince,  car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas. » Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : 
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas ». « C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. » 

Et il disparut.Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire : 

                                   « CHANGE LES AUTRES ». 


« C’était bien là mon intention, pensa-t-il.  Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. » Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. 

Ce fut là son deuxième combat. 

Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : 

« Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. » « Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. » Et le Vieil Homme disparut.Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :                                  

 « CHANGE-TOI, TOI-MEME ». 

« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il. 
Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
 » Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. »

« C’est bien, » dit le Sage.

« Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. » « C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. » Et il disparut.Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

                   « ACCEPTE-TOI TOI-MEME. »

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. « Quand on combat on devient aveugle, se dit-il. » Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. 
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. »

« C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte. »

A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde   porte et y lut :

                    « ACCEPTE LES AUTRES ».

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.  J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à   reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres  totalement, inconditionnellement. » 

« C’est bien, » dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

                   »ACCEPTE LE MONDE ».

Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? 
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai.  Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. »

C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. 
« Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. » 
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita. « Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence ».Et le Vieil Homme disparut.

 (Texte proposé par Françoise Laurent) 

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Le banquier américain et le pêcheur mexicain Un banquier américain était en vacances sur la côte d’un petit village mexicain, où un pécheur venait de descendre de sa petite barque avec une quantité de gros poissons rapportés de la mer. L’américain félicita le percheur, et il lui demanda combien de temps cela lui a pris pour avoir cette quantité de poisson.

Le pêcheur lui répondit :

«Juste un bout de temps..»

Et l’américain de lui dire:

«Pourquoi ne restez-vous pas plus longtemps et faire plus de poissons…»

Le pécheur répondit:

«Avec ce que j’ai c’est plus que le nécessaire pour les besoins de ma famille».

L’américain lui dit :

«Et qu’est ce que vous faites du reste de votre temps?».

Le pêcheur mexicain lui répond:

«Je dors, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme maria, je flâne dans le village, je fais de la guitare…»

Et l’américain reprend avec enthousiasme :

«Je suis un diplômé MBA de Harvard, je peux vous aider pour devenir très riche. Vous devriez passer plus de temps à pêcher, acheter un plus grand bateau, vendre vous-même votre prise de poissons et faire beaucoup de bénéfice. Vous achetez une flotte de bateaux de pêche. Ensuite vous pouvez ouvrir une usine de conserve de poisson. Vous allez migrer à Mexico city et après à Los-Angeles puis à New-York où vous ouvrez une grande multinationale.»

Le pêcheur suivait avec attention les propos de l’américain et il lui demanda:

«Et combien ça va prendre de temps pour faire tout ça ?»

Auquel l’américain averti répond:

«Environ 15 à 20 ans…»

Le pêcheur s’empressa de demander :

«Mais quoi après..?»

Étonné l’américain rit et lui explique :

«Alors après vous vendez vos actions en bourse, vous ferez des millions de dollars ! »

Le percheur simplement continue:

«Et ensuite …»

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Le loup et l’écureil

 


 

Par persoreddy le 24 mai, 2009 dans

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